A tous mes bien-aimés qui luttent et persévèrent dans la foi, l'espérance et la vie en vue de la délivrance ultime et de la joie éternelle.
Je commencerai par ces quelques mots d'un prisonnier turc Nazim Hikmet :
" On a souffert et l'on souffrira encore, mais à la fin la conclusion sera splendide ".
Ces quelques mots que j'avais lus quelque part m'ont portée durant toutes les années que j'ai passées dans la douleur du
mal de vivre, dans les ténèbres où je suis tombée lorsque l'on m'y a poussée et dans lesquelles je me suis moi-même enfoncée sans rien pouvoir contrôler.
Chaque fois que je revoyais une étincelle de lumière au milieu du chaos, j'écrivais dans mon journal :" ils ne m'ont pas eue ".
Je n'avais pas connaissance de ceux auxquels je faisais mention à l'époque, aujourd'hui je connais leur nom et surtout le nom de leur chef : l'ennemi de Dieu et de la vie qu'il inocule en chacun de ceux qui le reconnaissent comme leur Seigneur et Maître.
Je suis née le 13.04.1961, je vous laisse faire le calcul de mon âge. J'avais tout juste 3 mois d'existence lorsque je fus atteinte d'une broncho-pneumonie. Ma mère qui avait une hépatite A, me contamina en même temps puisqu'elle m'allaitait. Je fus sauvée par le Seigneur au travers d'un vieux pédiatre qui s'est battu pour me maintenir en vie. J'étais tellement atteinte aux poumons que les glaires bouchaient le lavabo... Merci mon Dieu d'amour pour ce premier sauvetage!!
Je grandis dans une famille comprenant 3 sœurs et 1 frère. Ce frère aîné qui allait être le premier coup de masse pour me détruire à l'intérieur !
En effet, vers l'âge de 12 ans (il en avait 16), mon frère qui était censé me protéger, m'a obligée à agir de manière incestueuse avec lui. Même si j'y fus contrainte, j'eus beaucoup de mal à me pardonner d'avoir fait ces choses. A 12 ans, je ne savais pas encore comment on faisait l'amour et les bébés, mes parents ne nous parlaient pas de ces choses- là.
Je remercie le Seigneur d'avoir effacé certaines scènes de ma mémoire mais il en demeure quelques-unes que je n'oublierai jamais. Je ne me rappelle plus le moment où j'ai demandé à mon frère si ce que l'on faisait était mal, mais je me souviens très bien, par contre, de sa réponse qui fut :" non ne t'inquiète pas, Peterman fait pareil avec sa petite soeur" (Peterman était un garçon du même âge que lui et était son meilleur ami). Je ne sais pas combien de temps tout cela a duré, seul le Seigneur le sait.
Dès lors, j'ai amorcé une descente aux enfers, le mal être s'est installé, prenant chaque jour un peu plus de puissance. J'ai commencé à me détester, à me sentir sale, coupable, dans mon for intérieur tourmenté et dépravé. La mort a fini par me suggérer qu'elle était la seule issue pour mettre fin à ma souffrance. C'est vers 16 ans que j'ai commencé à me détruire avec les barbituriques que me donnait le neuropsychiatre. Il était, par ailleurs, si facile de le berner pour en obtenir toujours davantage afin d'anesthésier cette douleur lancinante.
Pourtant, et malgré tout cela, je cherchais Dieu par tous les biais possibles. Je souffrais, ce que le monde était me faisait souffrir, la souffrance des autres me faisait souffrir... Le Seigneur a toujours entendu mes cris et ma souffrance même lorsque j'étais "shootée" jusqu'à être anesthésiée.
Je me suis ouvert les veines 2 fois en avalant ce qu'il fallait pour ne pas me " rater ", mais Dieu intervint à chaque fois à l'instant ultime où j'avais un pied sur cette terre et l'autre pied de l'autre côté. Le diable me faisait croire que la sérénité que je ressentais à ces moments- là était de Dieu. Il me chuchotait : " fini la souffrance de respirer, d'être en vie et surtout de faire tout ce mal à mes parents ".
Un jour, où j'avais mélangé barbituriques à fortes doses et alcool, j'ai fait une crise d'hystérie. Les 5 personnes qui m'entouraient n'arrivaient pas à me maintenir mais sont malgré tout parvenues à m'emmener au pavillon d'urgence de Saint-Étienne (ma ville natale). Je n'ai, de cet épisode, que de brefs souvenirs mais ils sont là pour me rappeler que même dans les pires horreurs, mon Seigneur, mon Dieu était là veillant sur moi et souffrant avec moi. Les médecins ont continué à m'injecter du Valium (selon les dires des docteurs, à ma mère, plus tard). Deux ambulanciers devaient me conduire en J7 au pavillon psychiatrique. A pied, il fallait 10 mn pour faire le trajet, mes parents m'y attendaient déjà, prévenus par l'hôpital. Nous avons mis plus de 30 mn. J'étais sanglée, n'avais plus de pantalon et ma chaîne avait été arrachée.
Je rends grâce à Dieu de n'avoir qu'un seul souvenir de ce que les ambulanciers m'ont fait. Je n'entre pas dans les détails sordides pour faire l'apologie de la puissance qui me souillait, mes chers bien-aimés, je veux seulement que vous puissiez voir qu'à travers tout cela, jamais le Seigneur ne m'a quittée, même si les plus incrédules peuvent dire "mais qu'a fait ton Dieu, il aurait dû l'empêcher"...
J'étais couchée sur le brancard, sanglée, complètement inerte à cause des doses de calmant que l'on m'avait injecté, quand j'ai senti un corps s'allonger sur moi. C'est dans un ultime effort, avec le peu de force qui me restait que je suis parvenue à mordre l'homme à l'épaule. La dernière chose que j'ai entendue fut : " arrête-toi-là José, je vais l'avoir cette salope".
Durant le viol, ils m'ont contaminé par l'hépatite B. Suite à l'agression et surtout au choc émotionnel qu'il a engendré, j'ai développé une maladie aujourd'hui reconnue par la CPAM mais qui ne l'était pas à l'époque : "la maladie de Crohn". Il s'agit d'une maladie incurable, infectieuse et chronique qui touche tout le tube digestif, de l'anus à l'œsophage. Il existe un traitement pour soigner les crises mais qui n'apporte en aucun cas, la guérison définitive. J'avais 19 ans lors du viol, la maladie de Crohn se déclencha 2 ans plus tard. A cette époque, je fis une péritonite infectée que l'on avait pris pour une simple crise d'appendicite, mais je restai malgré tout malade, ne pouvant plus m'alimenter ni marcher ni rester debout... Lorsque je suis entrée à l'hôpital en urgence, je ne pesais plus que 47 kg pour 1,73 mètre, j'étais squelettique. Les médecins ont cherché pendant presqu'un mois ce que je pouvais avoir car " le Crohn " reste une maladie orpheline, nous ne sommes en effet que 140 000 en France à en être atteint. C'est en cherchant qu'ils ont découvert également l'hépatite B. J'ai pris pendant 3 ans, 60 milligrammes de cortisone par jour, je ne vous raconte pas les séquelles dont je subis les conséquences encore aujourd'hui ! Je suis en rémission depuis presque 16 ans tout en ayant fait une rechute en 2005 lorsque mes parents et mes 2 petits neveux et nièces ont failli mourir brûlés vifs dans l'incendie de l'appartement de mes parents. Le choc psychologique fut désastreux surtout que mon père, déjà gravement malade, s'est éteint comme une bougie pendant son sommeil 7 mois après. Aujourd'hui, il chante avec les anges et vit éternellement dans la gloire divine.
Ma dernière tentative de suicide date de 1990. Je venais de vivre un énième échec sentimental, le jeune homme avec lequel je vivais et pour qui j'avais tout quitté, venant de me plaquer. Alors, j'ai rencontré tous les médecins de la ville afin d'obtenir ce qui était nécessaire pour le grand saut. Mon ami dormait dans notre chambre mezzanine et j'ai tranquillement avalé tout ce que j'avais obtenu. Savez-vous, bien-aimés de qui le Seigneur s'est servi pour réveiller mon ex compagnon ? Il a utilisé notre chien, mon petit Bab qui s'est mis à hurler à la mort jusqu'à ce que Jean-Marc se réveille et vienne voir ce qu'il se passait. Lorsque je fus arrivée aux urgences, le lavage d'estomac n'était pas utile puisque le produit avait déjà pénétré mes reins. À mon réveil, les docteurs ont voulu "dialyser" ceux-ci car je risquais la paralysie mais j'ai refusé. J'ai même signé une décharge pour sortir contre l'avis des médecins. Je n'ai eu aucune séquelle de mon geste insensé, gloire à Dieu.
En 1991, j'ai rencontré le papa de ma fille Alyson et après 5 ans, il nous a laissé pour vivre avec la personne avec qui il me trompait. J'ai cherché refuge dans la voyance avec une soif toujours plus intense de trouver le Seigneur. Ne jugez jamais les voies que certaines personnes peuvent prendre par désespoir et souffrance car, comme je le souligne plus haut, le Seigneur dit dans Daniel 5.23 :
" J'ai dans ma main ton souffle et TOUTES tes voies ".
Deux mois après la séparation, j'ai rencontré celui qui m'avait manqué et pourtant gardé toute ma vie, depuis le sein de ma mère : Jésus, ce Jésus qui a pleuré avec moi et qui m'a aimée telle que j'étais.
Un seul verset a suffit pour que j'abandonne la voyance et tout ce que je prenais pour un don que Dieu m'avait donné.
Juste après ma conversion, je lus dans " Femmes Actuelles ", un article précisant que 90 % des femmes qui avaient eu des condylomes (sexuellement transmissibles) développaient un cancer du col de l'utérus. Je n'avais jamais souffert de cela mais le papa d'Alyson m'avait dit, un jour, avoir été traité pour cette affection. Je n'avais jamais été examinée à ce propos depuis la naissance d'Alyson en 1993 alors que nous étions en 1997. J'ai rapidement pris un rendez-vous avec une gynécologue qui a fait tous les examens dont 4 biopsies du col... Il est apparu que j'étais en avant dernier stade d'une dysplasie, les 4 biopsies étaient positives et j'étais envahie de cellules cancéreuses. Tout cela se produisant juste après ma conversion, ma foi est tombée comme un soufflé au fromage lorsqu'on le sort du four, j'ai eu très peur... On m'a dirigée vers un professeur qui m'a expliqué que dans un premier temps, il fallait par laser brûler les cellules apparentes et qu'il faudrait renouveler cette opération autant de fois qu'il apparaîtrait de nouvelles cellules. Il était envisagé éventuellement une ablation, voire peut-être une chimiothérapie selon l'évolution de la maladie. En tout cas j'étais partie pour au moins 4 à 5 séances de laser...
Je n'en ai subie qu'une ! Aujourd'hui encore, le professeur n'a pas compris, moi si ! Je suis sage et je me fais contrôler, mais au moment où je vous écris, mes bien-aimés, mon col de l'utérus est sain !!!!!
Depuis quelques mois, les médecins ont diagnostiqué chez moi une maladie qui s'appelle "la fibromyalgie". Cette maladie touche tous les muscles du corps, et je vous assure que le Seigneur nous en a généreusement pourvu ! A travers cela, je vois les merveilles du corps humain, c'est un vrai travail de dentellière que le Seigneur a fait avec nos corps... J'ai le syndrome du canal carpien qui n'est pas opérable dans mon cas et je ne peux recevoir d'infiltrations. De plus, j'ai des épines calcanéennes au talon droit plus une myoaponévrosite plantaire, une hernie discale et le syndrome de la fatigue chronique.
Cette maladie touche les femmes (le plus souvent vers 40 ans) qui ont surmonté de nombreuses épreuves, alors qu'elles étaient très énergiques auparavant. L'épreuve de ma séparation d'avec le papa d'Alyson fut l'épreuve de trop et mon corps a commencé à "me lâcher". C'est lui qui me dit : " Nadine, je n'en peux plus, il est temps d'arrêter ".
Je rends grâce et gloire à Dieu, d'abord parce que ce n'est pas une maladie mortelle et que même si je dois connaître le fauteuil roulant, il me restera toujours ma bouche pour louer mon Jésus et témoigner de ce qu'il est. Ma foi est simple, une foi d'enfant, d'autres l'appelleront la foi du charbonnier, ma vie à elle seule est un témoignage pour la gloire et la puissance du Seigneur.
Un jour, un serviteur qui passait dans notre église a confirmé une parole que j'avais reçue précédemment dans mon coeur mais que je n'étais pas certaine d'avoir parfaitement comprise. Mais Dieu parle une foi, deux fois :
Bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle avec peu de choses, je t'en confierai de plus grandes. Merci Seigneur, mais ce qui me touche le plus dans cette parole c'est que malgré toutes mes épreuves, j'ai pu rester fidèle avec le peu de force que j'avais. N'oublions jamais cette parole :
"C'est dans ta faiblesse que je me glorifie ". AMEN !
J'espère que vous serez encouragés et bénis par cette histoire de vie et de foi. Je n'ai été que la samaritaine qui vous a raconté ce que le Seigneur a fait pour elle. Si vous le désirez, je vous laisse mon adresse email. Je serai toujours là pour celui ou celle qui souffre, car Dieu change le malheur et les horreurs de la vie en une richesse que je veux partager. Alors mes bien-aimés, n'hésitez pas, je serai très honorée et très heureuse de vous rencontrer et de faire quelques pas avec vous. Que Dieu vous bénisse et vous garde, ses anges sont avec nous. Dieu nous laisse entrevoir le combat qui règne dans les cieux pour nous, notre meilleure arme reste l'amour. Je vous aime tous à cause du sang de Jésus qui fait de nous une vraie famille.